Bien-être et qualité du travail, un cercle vertueux pour tous

©Cecilie_Arcurs

Par Hervé Varillon, Directeur Général Adjoint du Crédit Agricole d’Ile-de-France.

L’attractivité du secteur bancaire n’est plus la même qu’il y a 10 ans ! Impactées par la crise économique de 2008, les banques doivent totalement repenser leur approche pour attirer, et surtout garder, les talents de demain. Les jeunes diplômés attendent désormais bien plus que la « simple » stabilité de l’emploi, ils souhaitent trouver du sens aussi bien dans leur travail qu’au sein de leur entreprise !

Faire des collaborateurs les premiers ambassadeurs de l’entreprise

La priorité d’une entreprise ?Responsabiliser chaque collaborateur en leur donnant la maîtrise de leur activité avec une plus grande autonomie.

La priorité d’une entreprise ? Responsabiliser chaque collaborateur en leur donnant la maîtrise de leur activité avec une plus grande autonomie. Une étape essentielle, avant de s’attaquer à la construction d’un environnement propice à l’épanouissement de tous. Ne dit-on pas que des salariés épanouis sont les meilleurs vecteurs d’image pour le recrutement ?

 

 

Cela est d’autant plus vrai aujourd’hui avec Internet et les réseaux sociaux. De la même manière que les consommateurs se forgent leur propre opinion en consultant les avis disponibles, les talents cherchent à en savoir toujours plus sur leur future entreprise. Avant d’envoyer son cv, un passage sur une plateforme comme Glassdoor devient obligatoire. Gare aux entreprises avec des salariés mécontents : leur e-reputation d’employeur serait vite désastreuse…

Pour reprendre la main, les entreprises ont justement investi ce créneau. Leur arme ? Les programmes d’ambassadeurs ou Employee Advocacy, qui considèrent les salariés comme de potentiels influenceurs. Grâce à des applications ou des sites Internet, ils relaient les informations nécessaires à la construction de l’image de marque de leur entreprise. Recrutement, finance, valeurs, expertises… tous les sujets peuvent être abordés.

Hervé Varillon, Directeur général adjoint du Crédit Agricole d'Ile-de-France

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, les 18-24 ans sont bien ceux qui évaluent le mieux la qualité de vie au travail (6,8/10) et ils sont les plus nombreux (85%) à valoriser positivement le climat social de leur entreprise (étude Deloitte sur la qualité de vie au travail et la bienveillance). Il faut donc donner les moyens aux jeunes générations de devenir les Ambassadeurs de leur entreprise.

Pour y arriver, il faut commencer par remettre en question le management pyramidal et agressif, pour faire de la place à une nouvelle forme de gestion. Dans cette optique plus horizontale et bienveillante, les managers ne sont plus seulement des supérieurs hiérarchiques : ils deviennent des pairs qui guident leurs équipes vers leurs objectifs, tout en portant les valeurs de l’entreprise.

Plus facile à dire qu’à faire… Au Crédit Agricole d’Ile-de-France, nous avons noué un partenariat avec l’Emlyon pour proposer à nos 600 managers une formation inédite, qui met l’attractivité de l’entreprise et l’innovation au cœur des pratiques managériales.

Ces nouvelles formes de management sont essentielles. Elles créent un impact positif sur l’engagement des équipes, avec des répercussions en bout de ligne sur la satisfaction client : un vrai cercle vertueux !

 

Dans cette optique plus horizontale et bienveillante, les managers ne sont plus seulement des supérieurs hiérarchiques : ils deviennent des pairs qui guident leurs équipes vers leurs objectifs, tout en portant les valeurs de l’entreprise.

L’utilité concrète, l’atout des banques mutualistes

Qui dit confiance, dit transparence. Nos futurs collaborateurs attendent des dirigeants comme des recruteurs, une vision claire et sincère de l’entreprise, de ses raisons d’être comme des différentes missions de leur poste. Non, une piscine à boule ou un baby-foot, aussi séduisants soient-ils, ne pourront jamais remplacer une feuille de route claire et engageante.

En effet, lors du processus de recrutement, 85% des candidats se disent d’abord intéressés par leur future mission, puis les valeurs et l’ambiance de l’entreprise suivent juste derrière à 60%. La qualité des locaux n’intervient qu’en troisième position, c’est donc un classement consacrant la quête de sens au premier niveau pour les futures recrues (étude Meteojob).

Et oui, que ce soit pour les dirigeants ou pour les salariés, la qualité de vie au travail – dans laquelle j’englobe l’environnement, la culture managériale et les valeurs de l’entreprise – reste un axe déterminant de performance.

La raison d’être de l’entreprise, le respect des salariés ou encore les principes éthiques font partie des priorités des jeunes diplômés (étude Universum). Un changement de paradigme dans lequel une banque mutualiste a complètement sa place. Notre mission active pour le développement de notre territoire et de ses habitants fait écho aux aspirations légitimes des jeunes générations.

Aujourd’hui, 97% des salariés et 99% des dirigeants jugent que la QVT influence positivement la productivité. Et oui, que ce soit pour les dirigeants ou pour les salariés, la qualité de vie au travail – dans laquelle j’englobe l’environnement, la culture managériale et les valeurs de l’entreprise – reste un axe déterminant de performance (baromètre santé et qualité de vie au travail réalisé par Lecomptoirmm).

 

Pour ma part, je pense bien sûr que cette amélioration de la productivité est liée à la QVT, à la qualité du management, à la confiance et à la qualité des modes d’organisation et d’expression du travail. L’indice National du Capital Confiance en entreprise 2018 me conforte dans cette conviction : avec une note de 7,07/10, la confiance des salariés envers leur entreprise renaît et cela, influence également la productivité et le ressenti de la QVT. Quand je vous parlais de cercle vertueux !

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