Le Muséum National d’Histoire Naturelle – Jardin des plantes

© F-G Grandin MNHN

Fondée en 1635, cette institution fût à l’origine un jardin royal de plantes médicinales et un lieu d’enseignement. Elle deviendra Muséum d’Histoire naturelle en 1793. Depuis quatre siècles, elle est également à la source de découvertes scientifiques majeures en sciences naturelles. Chaque année, en moyenne,  6 millions de visiteurs fréquentent son Jardin des Plantes et 550.000 sa Ménagerie.

La Ménagerie, un patrimoine vivant… et architectural

Située au cœur du site du Jardin des Plantes, la Ménagerie est le deuxième plus ancien zoo du monde.

Créée en 1794, elle a vu passer de nombreuses espèces vivantes. Certains de ses pensionnaires sont de vraies stars, comme Zarafa, première girafe vivante en France qui traversa le pays à pied de Marseille à Paris. De nos jours, vous y croiserez d’étonnants animaux et notamment des espèces menacées : pandas roux, gaurs, panthères des neiges, oryx d’Arabie, outardes, grues à cou blanc ou encore tortues des Seychelles…
Une des vedettes de la ménagerie est sans aucun doute Nénette : arrivée en 1972, elle est  l’un des plus vieux orangs outans connus dans le monde.

Les bâtiments de la Ménagerie, classés aux monuments historiques depuis 1993, constituent également un patrimoine architectural unique qui fait partie du charme de la visite.

Nénette l'orang-outan vedette de la Ménagerie © MNHN - F.Grandin

Les « fabriques » en danger

Le terme « fabrique » fut défini par l’architecte paysagiste J.M. Morel au XVIIIe siècle comme « tous bâtiments d’effet et toutes constructions que l’industrie humaine ajoute à la nature, pour l’embellissement des jardins ». Petites cabanes en rondins, torchis et toits de chaume, celles de la Ménagerie du Jardin des Plantes sont classées au titre des Monuments Historiques. Directement inspirées des fabriques du hameau de Marie-Antoinette à Versailles, elles abritent encore aujourd’hui des pensionnaires.

Les fabriques étant dégradées – notamment leurs toits de chaume – le Muséum a lancé un vaste programme de rénovation.

Crédit Agricole d’Ile-de-France Mécénat s’est associé à la Fondation Crédit Agricole Pays de France et à Crédit Agricole S.A. afin de financer la restauration de la fabrique qui abrite le gaur, le plus gros des bovidés sauvages.

Cette restauration a été confiée à des artisans qui font confiance, sur leurs chantiers, à de jeunes apprentis d’excellence, notamment dans 2 domaines : la conduction des travaux, et la réalisation de la couverture des toits de chaume.

Au-delà de l’intérêt de ce projet pour la sauvegarde du patrimoine, nous sommes particulièrement sensibles à la dimension de transmission des savoir-faire à de jeunes apprentis de talent.
Jean-Louis Chambaud,
Vice-Président de Crédit Agricole d’Ile-de-France Mécénat

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