Les jeunes ont pris le pouvoir… et c’est tant mieux !

On les dit capricieux, superficiels, impatients… Les clichés sur les jeunes ont la vie dure, mais les faits sont têtus : les études leurs reconnaissent au contraire un grand sens des réalités et une exigence qui stimule l’innovation économique et sociale. Cela tombe bien : ils sont très nombreux dans notre région !

Avec 26% de sa population âgée de moins de 20 ans, l’Île-de-France est la région la plus jeune de France métropolitaine. Et la génération née entre le début des années 80 et la fin des années 90 représente déjà plus d’un tiers de ses actifs. Et c’est une bonne nouvelle car la société qu’ils contribuent à modeler à de quoi nous réjouir sur plusieurs aspects.

Une relation plus équilibrée au travail pour les jeunes

Selon une étude YouGoZ, les attentes des millenials français différent de celles des baby-boomers. Si le salaire reste le facteur n°1 de satisfaction au travail, les jeunes aspirent moins à la reconnaissance des succès que leurs aînés, (26% contre 30%), mais plus à la flexibilité de leurs horaires de travail (21% contre 14%).

Une même flexibilité est attendue des espaces de travail, selon une étude qualitative menée par le cabinet Haigo en 2018. Les millenials y appellent de leurs vœux un environnement de travail plus mixte, comprenant aussi bien espaces collectifs et cuisine que box isolés ou bureaux calmes pour la concentration.

Ajoutez à cela la possibilité de télétravailler de temps à autres et se dégage en filigrane la recherche d’un meilleur équilibre vie professionnelle / vie personnelle. Et si c’était cela, la clef du bonheur ?

La performance et les compétences loin devant l’apparence

Si les millenials privilégient plus que leurs aînés un emploi dans une « organisation de grande notoriété », ce n’est pas pour frimer avec une belle carte de visite, mais bel et bien pour renforcer leurs compétences.

Selon le cabinet Deloitte, 71% d’entre eux espèrent bénéficier d’une meilleure formation continue de la part de leurs employeurs et seuls 27% estiment être bien préparés à la « 4ème révolution industrielle », celle de la donnée.

Améliorer son autonomie pour plus de performance collective, développer ses compétences comportementales (les fameuses soft skills), ne pas rater le train de l’innovation… Ces attentes révèlent autant un fort intérêt pour le travail qu’une angoisse latente : celle d’être dépassé par les évolutions des métiers et de ne plus être à la hauteur.

Une forte exigence, clef de l’innovation entrepreneuriale et sociale

Ayant parfaitement tiré les leçons du concept de concurrence, les millenials font preuve d’une forte exigence vis-à-vis des services qui leur sont proposés.

Réseaux sociaux et messageries instantanées facilitent les interactions ? Les secteurs du commerce ou bancaire doivent se mettre au diapason. Exigeant la même réactivité que l’on exige d’eux au travail, ils se saisissent des nouveaux outils en ligne et poussent les entreprises à se dépasser et investir les territoires de l’open innovation.

Mais la nouveauté ne va pas sans l’éthique. Toujours selon Deloitte, les priorités perçues des entreprises (profits, production, efficacité) ne sont pas celles qu’ils souhaiteraient leur assigner : créer de l’emploi, générer un mieux-être au niveau social, protéger l’environnement.

 

Loin d’être égoïste, leur exigence est clairement orientée vers un progrès collectif à même de répondre aux défis de la société et de la planète. Rien de moins. Et c’est tant mieux !

À lire aussi
Share This