image de couverture chapô Bosquet Versailles v2 - THOMAS GARNIER ©Thomas Garnier - Château de Versailles

Le bosquet de la Reine du château de Versailles

Les bosquets du château de Versailles sont labellisés patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils accueillaient régulièrement la promenade du roi et les divertissements de la Cour. Notre fonds de dotation s’engage dans la restauration de l’un de ces trésors végétaux d’exception, indissociables de la résidence royale. Un chantier confié à une jeune et talentueuse paysagiste.

Les Bosquets : salons de plein-air pour promenades royales

Sous le règne de Louis XIV, les jardins de Versailles comptaient quinze bosquets créés par le célèbre jardinier-architecte André Le Nôtre.

Contrastant avec la stricte régularité des jardins « à la française », ces véritables salons de plein-air aux formes et décors très variés (fontaines, vases et statues), agrémentaient la promenade du Roi et de sa cour de surprises et de fantaisies.

Ils constituaient également un lieu de découverte, d’expérimentation et d’acclimatation d’essences « venues d’ailleurs ».

Entrée du tapis vert par Hubert Robert (détail)

Versailles - tableau promenade © Château de Versailles Dist. RMN © Christophe Fouin

Le bosquet de la Reine

Situé dans le prolongement du parterre de l’Orangerie, ce bosquet a remplacé en 1776 le célèbre bosquet du Labyrinthe tracé en 1665-1666 par Charles Perrault. Il fut ensuite agrémenté, en 1677, d’un ensemble de 39 fontaines en plomb peintes au naturel mettant en scène les animaux des fables d’Ésope.

Cette merveille fut détruite lors de la replantation des jardins en 1775-1776, et remplacée par l’actuel bosquet composé spécialement pour Marie-Antoinette. La Reine souhaitait disposer d’un lieu de promenade à l’écart des visiteurs. Il fut d’ailleurs, en 1784, le théâtre de la rencontre nocturne entre le cardinal de Rohan et la prétendue Marie‑Antoinette, épisode marquant de l’affaire du Collier.

Versailles - plan bosquet de la Reine ©Château de Versailles
Plan des Salles du bosquet de la Reine

Répondant aux goûts de l’époque pour les jardins paysagers, il associait la rigueur des tracés à la française, à la divagation d’allées serpentines, inspirées des nouveaux modèles anglais.

Atypique, le bosquet de la Reine est le seul bosquet dont la célébrité et la richesse résidaient dans ses composantes végétales : buissonnements précieux et essences nouvellement introduites en Europe, comme le tulipier de Virginie.

Il n’avait pas encore été restauré depuis la tempête de 1999.

Le tulipier de Virginie - Essence emblématique du bosquet

Versailles - tulipier de Virginie ©Véronique Ciampini - Château de Versailles

Un important chantier de restauration

Fortement dégradé au cours des XIXe et XXe siècles, le bosquet de la Reine n’est aujourd’hui qu’une pâle évocation de ce qu’il fut. Sa restauration est l’occasion de le recomposer dans son état du XVIIIe.

Le bosquet restauré portera ainsi témoignage de la palette horticole en vogue en 1775 et du goût pour la botanique du XVIIIe.

Le chantier de restauration comporte deux phases. D’abord la replantation des tulipiers du carré central et des allées d’accès, et ensuite celle des petites salles périphériques. Celle-ci seront plantées d’essences d’arbres et arbustes à fleurs provenant majoritairement d’Amérique du nord et introduites en Europe au XVIIIe siècle (salle des arbres à neige, salle des azéroliers, salle des sumacs de Virginie, etc.).

Seuls des amendements organiques, sans intrant chimique, seront utilisés, dont le compost produit à partir des feuilles récoltées sur le domaine.

Un métier traditionnel sera sollicité pour ce projet : le métier de feuillardier. Filière traditionnelle du Limousin, elle consiste à faire pousser les châtaigniers sous forme de perches pour la fabrication des treillages qui bordent le bosquet.

Aux côtés de notre fonds de dotation Crédit Agricole d’Ile-de-France Mécénat, la Fondation Crédit Agricole Pays de France participera également au financement de cette restauration.

Une jeune cheffe de chantier aux commandes

Le château de Versailles possède une longue tradition d’excellence et de transmission des divers métiers d’art et de patrimoine toujours vivants aujourd’hui au château et sur le domaine : restaurateurs, sculpteurs, ébénistes, fontainiers, jardiniers…

La restauration du bosquet de la Reine s’intègre parfaitement dans cette tradition d’excellence et permet à une jeune cheffe de chantier, Ariane Herviaux, 28 ans, de faire ses preuves.

Ariane Herviaux, a d’abord été apprentie sur la restauration des bosquets sud. Elle a ensuite été cheffe de chantier en binôme avec un chef de chantier expérimenté pour le parterre de Latone. Elle dirige aujourd’hui, seule, le chantier de restauration du bosquet de la Reine.

Vue aérienne pendant la restauration

carrousel Versailles vue aérienne -Thomas Garnier © Thomas Garnier - Château de Versailles

Plantation des différentes salles

carrousel Versailles - Didier Saulnier ©Didier Saulnier - Château de Versailles

Tulipier de Virginie

carrousel Versailles zoom essence - Didier Saulnier ©Didier Saulnier - Château de Versailles
vignette chateau pour lien-T. Garnier
©Thomas Garnier - Château de Versailles

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