La mobilité durable en Île-de-France, ça avance !

Pôles d’intermodalité, trajets domicile-travail, électrification des transports en commun, voies réservées sur les grands axes… Les initiatives d’aménagement du territoire en vue d’une mobilité durable se sont multipliées dans notre région. Et côté transport individuel, la voiture électrique continue de se développer.

Pour réduire ses émissions de gaz à effets de serre de 40% à l’horizon 2030, notre pays doit poursuivre la révolution de ses modes de transport. Pour l’Île-de-France le poumon démographique et économique de la France, le report modal vers les transports collectifs et les modes actifs (vélo, marche) est un enjeu environnemental, de santé, de compétitivité et de mieux vivre-ensemble.

Tour d’horizon des initiatives qui changent déjà les déplacements du quotidien dans notre région.

Vélo, marche à pied : favoriser les modes actifs de déplacement pour une mobilité durable

Quand on parle de mobilité durable, voitures électriques et transports en commun nous viennent immédiatement à l’esprit. Mais ce serait oublier que le vélo et la marche qui demeurent les modes de transport les plus vertueux, pour l’environnement comme pour la santé.

Afin de favoriser la multimodalité entre le vélo et les transports en commun, 7 000 places de stationnement vélo sécurisées et abritées (Véligo) ont été installées dans plus de 100 gares et stations. Et ce n’est pas fini ! À l’automne 2019, Véligo lance une offre de location de longue durée (6 mois) de vélos à assistance électrique (VAE), comprenant la mise à disposition, l’entretien et la réparation du VAE. Cerise sur le gâteau : l’employeur peut prendre en charge jusqu’à 50% du prix de l’abonnement.

Les pouvoirs publics se mobilisent également pour favoriser la « marchabilité » des espaces urbains : extension de « zones 30 », cheminements piétons facilités, aménagement d’espaces publics accueillants et sécurisés, présence de services et commerces, etc. Le quartier de l’Abreuvoir, à Bobigny, a ainsi expérimenté cette démarche aux nombreux atouts : favoriser la mixité urbaine et sociale, mais aussi lutter contre la sédentarité et les pathologies qui lui sont associées, telles que le diabète et l’obésité.

Développer une offre de transports collectifs neutre en carbone et au plus près des besoins

Vous l’avez sans doute remarqué : les bus font peau neuve ! Après un test réussi sur plusieurs lignes du centre de Paris et de petite couronne depuis 2015, le groupe RATP se fixe pour objectif de mettre en service 100% de bus propres en 2025 : 80% de bus électriques et 20% roulant au gaz carburant écologique (GNV). Sur les longues distances, les voies réservées aux bus sur l’A1, l’A6a, l’A10 et l’A12 ont été ouvertes ces dernières années.

Les modes de déplacements collectifs sont encouragés pour les trajets « domicile-travail » à travers les Plans de Déplacements Inter-Entreprises (PDIE). À la Plaine Saint-Denis et à la plateforme aéroportuaire Paris-Charles de Gaulle, ils prévoient la création de nouvelles lignes de bus, de plateformes de covoiturage, ou encore la sensibilisation des salariés à la nécessité de « verdir » leurs déplacements. Facilitant la mobilité des salariés, ils contribuent par ricochet à améliorer la productivité de notre région et l’image de nos entreprises.

Et les transports individuels dans tout cela ?

La France compte aujourd’hui plus de 200 000 véhicules électriques en circulation, dont 31 055 achetés sur la seule année 2018. Les Franciliens participent largement à ce mouvement puisqu’un quart des ventes nationales sont réalisées dans la région. Sans surprise, l’Île-de-France est également la région qui compte le plus de bornes de recharge électrique (un peu plus de 4 000), et ce malgré l’arrêt du service Autolib’.

Outre le fameux bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique (d’un montant de 27% du prix de vente, dans la limite de 6 000 euros), les Français peuvent compter sur la mobilisation des acteurs bancaires. Le développement d’une offre de prêts personnels à taux réduits pour l’achat d’un véhicule électrique participe du mouvement.

Un mouvement qui n’est pas prêt de s’essouffler puisque les ventes ont encore progressé de 49% sur les huit premiers mois de l’année 2019 par rapport à la même époque en 2018.

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