
01/06/2026
Institut de la vision : un projet de recherche sur la DMLA
En France, plus de 1,5 million de seniors sont touchés par la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) qui est la principale cause de malvoyance dans les pays industrialisés. Crédit Agricole d’Ile-de-France Mécénat contribue à la recherche de solutions pour les patients concernés par la DMLA en soutenant une jeune chercheuse.
Un centre de recherche parmi les leaders mondiaux
L’institut de la vision est dédié à la connaissance du système visuel, la préservation et la restauration de la vision. Classé centre d’excellence par la commission indépendante HCERES (Haut Conseil de l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur), il réunit sur un même site chercheurs, médecins, patients et industriels pour découvrir des traitements innovants contre les maladies oculaires et améliorer la qualité de vie des personnes touchées par une déficience visuelle. Plus de 300 chercheurs se mobilisent au sein de 5 départements : développement du système visuel, génétique, traitement de l’Information visuelle, thérapeutique et photonique.
La DMLA, une maladie très répandue et progressive
La Dégénérescence Maculaire liée à L’Âge (DMLA) est une maladie chronique de la zone centrale de la rétine à l’arrière de l’œil où convergent les rayons lumineux.
Elle provoque une baisse progressive de la vision centrale, nécessaire pour la vision des détails, lire ou reconnaître les visages. Elle touche majoritairement les personnes de plus de 60 ans. Il existe une forme « humide », pour laquelle des traitements peuvent freiner l’évolution, et une forme « sèche », la plus fréquente, qui ne dispose pas encore de traitement efficace. Pour en savoir +
Une jeune chercheuse en quête de solutions
À l’Institut, les recherches de l’équipe du Pr Florian Sennlaub ont mis en évidence un lien entre la DMLA et l’accumulation de macrophages (des cellules du système immunitaire) sous la rétine, en contact direct avec les photorécepteurs. Normalement chargés de combattre les infections, ces macrophages deviennent nuisibles, transformant les cellules rétiniennes en victimes collatérales de l’inflammation.
Kaitryn Ronning, jeune chercheuse, est actuellement en post-doctorat depuis bientôt 4 ans à l’Institut de la Vision à Paris. Aux côtés du Pr Sennlaub, elle souhaite y créer une équipe entièrement dédiée à la DMLA.

Les étapes clés :
- Comprendre :Observer les mécanismes inflammatoires et les cellules immunitaires chez les patients pour identifier précisément le lien entre l’inflammation et DMLA.
- Développer :Concevoir trois protéines recombinantes (fabriquées en laboratoire) capables de neutraliser l’inflammation et d’éliminer les cellules pathogènes.
- traiter :Développer une nouvelle approche thérapeutique pour stabiliser la maladie à un stade précoce et préserver le capital visuel des patients.


