Robotisation des processus : une aide précieuse pour l’humain

2017 a été une année d’investissement dans la RPA, pour le Crédit Agricole d’Ile-de-France. L’utilisation de la robotisation des processus se déploie en collaboration avec des start-up sur l’ensemble de la banque régionale.

RPA pour Robotic Process Automation. Encore largement méconnu du grand public, cet acronyme se répand dans les secteurs qui comptent des processus manuels répétitifs à faible valeur ajoutée. « En 2017, nous avons souhaité explorer les possibilités offertes par la RPA », explique Vincent Souliac, directeur de l’organisation, des moyens et de la sécurité au Crédit Agricole d’Ile-de-France. La banque régionale d’Île-de-France est une caisse pionnière dans le déploiement des nouvelles technologies d’automatisation au sein du groupe Crédit Agricole. Elle teste pour ensuite voir déployer ces technologies à l’ensemble des caisses régionales du Groupe.

Un premier pilote constructif

Pour son premier pilote, le Crédit Agricole d’Ile-de-France a décidé de simplifier la redocumentation des « bénéficiaires effectifs » (1). Concrètement, la banque régionale a mis au point une solution de saisie automatique des données en collaboration avec la start-up Foule Factory. Une assistance virtuelle qui a permis à la banque coopérative de saisir plus de 250 000 données dans son SI.

Lancée, début 2017, l’expérimentation s’est achevée en mai, pour ensuite être mise en production grandeur nature sur le 2ème semestre de la même année. « Il y a eu un double effet de surprise, note Vincent Souliac. La robotisation apporte des réponses à des besoins qui auraient nécessité des moyens humains importants. En transférant des tâches aux machines, on dégage du temps plus utile pour les collaborateurs. En outre, ce travail a apporté un nouvel éclairage sur le processus de redocumentation… C’est le deuxième impact vertueux de la RPA : elle associe étroitement tous les collaborateurs concernés ! ».

 

La robotisation apporte des réponses à des besoins qui auraient nécessité des moyens humains importants
Vincent Souliac, directeur de l’organisation, des moyens et de la sécurité

Lancée, début 2017, l’expérimentation s’est achevée en mai, pour ensuite être mise en production grandeur nature sur le 2ème semestre de la même année. « Il y a eu un double effet de surprise, note Vincent Souliac. La robotisation apporte des réponses à des besoins qui auraient nécessité des moyens humains importants. En transférant des tâches aux machines, on dégage du temps plus utile pour les collaborateurs. En outre, ce travail a apporté un nouvel éclairage sur le processus de redocumentation… C’est le deuxième impact vertueux de la RPA : elle associe étroitement tous les collaborateurs concernés ! »

De nouvelles pistes RPA imaginées par les collaborateurs

Fort de cette expérience, le Crédit Agricole d’Ile-de-France a décidé d’étendre la démarche et d’y inclure dès le départ les collaborateurs. « Nous avons sollicité nos managers afin d’imaginer de nouvelles pistes pour la RPA. Preuve de la prise de conscience de l’intérêt de la démarche, en septembre, nous disposions de 175 propositions. » Cinq pistes ont été retenues pour un développement rapide :

  • contrôle automatique de certains virements,
  • ouverture des comptes de syndic,
  • traitement de dossiers de crédit rejetés,
  • gestion des contrats d’assurance,
  • réquisitions juridiques et fiscales.

« Les craintes en amont sont vite dépassées, constate Vincent Souliac, le robot ne concurrence pas l’humain : il lui apporte une aide précieuse ! »

(1) concernait la mise à jour des informations obligatoires sur les « bénéficiaires effectifs » d’une société

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