PME, ETI et Grandes Entreprises, les banques restent des partenaires de choix !

Par Nathalie Mourlon, Directeur Général Adjoint du Crédit Agricole d’Ile-de-France.

Les dirigeants d’entreprise française ont le moral au beau fixe. En septembre 2018, ils étaient 45% à se déclarer optimistes et 40% à se dire confiant vis-à-vis de l’économie mondiale. Ne laissons pas leur enthousiasme retomber ! Pour se développer en France comme à l’international, ils ont besoin du soutien d’un partenaire de qualité, doté d’une solidité financière interne et d’un fort ancrage local.

Développement du territoire et des entreprises : l’un ne va pas sans l’autre

Quelle que soit leur taille, toutes les entreprises impactent et dynamisent leur territoire d’implantation, créent des emplois et encouragent l’activité annexe (développement des loisirs, commerces de proximité…). Leur empreinte directe et indirecte les lient étroitement aux projets de l’Île-de-France, comme nous le sommes en soutenant plus de 181 000 emplois sur notre territoire grâce aux impacts de notre fonctionnement et de notre activité de banquier assureur actif au sein de notre territoire. Les dirigeants ont d’ailleurs fixé comme l’une de leur priorité le fait de propulser Paris et la région francilienne au rang de centre économique, financier et politique incontournable en Europe.

Nathalie Mourlon, Directeur général adjoint du Crédit Agricole d'Ile-de-France

Et quelle meilleure opportunité d’atteindre cet objectif que le Grand Paris ? Pour 32% des entrepreneurs de tous secteurs confondus (industrie, construction, commerce et services), l’agrandissement de la capitale devrait permettre d’accroitre l’activité de leur entreprise, notamment grâce aux nouvelles solutions de mobilité (43ème enquête de conjoncture réalisée par la CCI Ile-de-France et Médiamétrie). En tant que banque mutualiste, nous ne pouvons ignorer ces signaux forts émanant des entreprises. Le Crédit Agricole d’Ile-de-France est aujourd’hui le partenaire majeur de toutes ces entreprises franciliennes responsables du dynamisme de notre territoire et de son rayonnement à l’international. L’accompagnement de l’activité économique locale est un pilier fondamental de notre structure qui s’inscrit entièrement dans le fondement de notre identité.

Loi PACTE & prélèvement à la source : les banques ont aussi un rôle à jouer !

Lorsque l’on se penche sur les besoins des PME françaises, nous notons que la recherche de financements est toujours d’actualité, en particulier pour les investissements. Dans ce contexte, le rôle des banques est bien entendu de répondre à ce besoin, mais nous ne pouvons pas nous en contenter. Parmi les grandes attentes plébiscitées par les chefs d’entreprises de cette année 2018, la simplification règlementaire, la baisse des cotisations sociales et la garantie d’une fiscalité stable se tenaient en tête. Or, si ces attentes n’ont pas changé, la loi a évolué ! L’adoption définitive de la loi PACTE le 9 octobre dernier va chambouler le quotidien des dirigeants. Problème : 87 % d’entre eux ignorent les mesures qui la composent !

Pour favoriser la croissance et le développement de leur structure, je retiens notamment trois points clés. Tout d’abord, l’assouplissement du fonctionnement de l’épargne-retraite permettra de booster un produit financier ne représentant aujourd’hui qu’à peine 200 milliards d’euros d’encours, contre 1 700 milliards pour l’assurance-vie. Deuxièmement, la loi vise à renforcer le décret permettant à l’État de contrôler les investissements étrangers en France (IEF), aussi appelé décret Montebourg, pour protéger les entreprises françaises jugées stratégiques. Enfin, dernier point : la facilitation des transmissions d’entreprises, grâce à la rénovation du pacte Dutreil, permettra de simplifier le quotidien des entreprises par le biais des transmissions à titre gratuit, des transmissions d’entreprise aux salariés et du financement de la reprise des petites entreprises.

Durant cette période de transition, nous nous devons d’honorer notre rôle de tiers de confiance : à nous de conseiller au mieux les dirigeants en fonction de leurs enjeux, contraintes et objectifs, mais également de répondre à leurs interrogations.

Avant la publication des décrets, durant cette période de transition, nous nous devons d’honorer notre rôle de tiers de confiance : à nous de conseiller au mieux les dirigeants en fonction de leurs enjeux, contraintes et objectifs, mais également de répondre à leurs interrogations.

En plus de la loi PACTE, le prélèvement à la source viendra également chambouler le quotidien des entreprises début 2019. Que vous soyez PME, ETI ou Grande Entreprise, votre relation avec votre banque restera inchangée. Ce qui peut être intéressant avec le prélèvement à la source, c’est l’effet positif sur la trésorerie d’une entreprise. Durant les jours qui séparent le prélèvement sur le salaire du reversement à l’administration fiscale, l’entreprise disposere de la trésorerie correspondante, un gain par rapport à la situation actuelle.

L’international a le vent en poupe du côté des entreprises

Notre expertise ne se limite pas, bien entendu, à accompagner les évolutions législatives… Selon Bercy, la France totalise aujourd’hui seulement 125 000 entreprises exportatrices (sur 4 millions de structures !), contre 250 000 en Italie et 400 000 en Allemagne. L’objectif dévoilé par le ministère de l’Economie et des Finances est d’atteindre le seuil des 200 000 à l’horizon 2020.

Synonyme d’amélioration significative du chiffre d’affaires, de conquête de nouveaux clients et de notoriété, l’expansion hors de l’Hexagone fait rêver. L’exportation, qui représente aujourd’hui la meilleure alternative de développement à l’international pour 72% des entreprises (Baromètre export 2018 Euler Hermes), devrait encore prendre de l’ampleur. Huit entreprises sur dix spécialisées dans l’export souhaitent augmenter leur chiffre d’affaires cette année en partant à la conquête des États-Unis, de la Chine ou du Maroc. Le challenge pour les entreprises françaises : parvenir à financer leur internationalisation grâce à leur trésorerie. Mais gagner en indépendance ne doit pas signifier faire cavalier seul ! Gardons en tête que la conquête d’un marché international plein de promesses n’en est pas moins complexe. Surtout quand l’évolution récente du contexte international a des conséquences importantes sur la vie des entreprises exportatrices. Les négociations houleuses liées au Brexit, les sanctions américaines à l’encontre de l’Iran ou encore la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ne doivent pas être occultées.

 

Les entreprises se doivent d’être accompagnées par des partenaires avec des « reins solides », capables de faire preuve d’agilité pour réussir à capter les relais de croissance à l’étranger : couverture de change, vérification des remises de marchandises, etc., mais également viser l’accompagnement du développement en Ile-de-France Grâce à leur solidité financière et à leur réseau, les banques restent ainsi des partenaires de choix !

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