Ne m’appelez plus Île-de-France, mais Île-d’Europe !

Par Hervé Varillon, Directeur Général Adjoint du Crédit Agricole d’Ile-de-France.

Saviez-vous que notre région est la 19ème économie de la planète ? La région n°1 en Europe en termes de PIB et d’investissement en Recherche & Développement ? Avec l’Île-de-France, vous ne serez jamais au bout de vos surprises. Cela fait maintenant 25 ans que je m’en rends compte…

J’ai quitté Lyon, la capitale des Gaules, en 1989 pour rejoindre Paris, celle de la France. Aujourd’hui, je pourrais presque dire celle de l’Europe tant notre région a su évoluer, se transformer et inventer l’avenir.

Vous allez dire que je vois le verre à moitié plein ? Il est vrai que les défis sociaux et territoriaux qu’affrontent notre région sont considérables. Mais ses réussites ne le sont pas moins. Regardez…

Soyons fiers de notre créativité

Lorsque je regarde son PIB de 669 milliards d’euros, je constate que notre « petite » Île-de-France pèse autant que la Suisse, les Pays-Bas, la Turquie ou l’Arabie Saoudite. Notre carburant ? Ce sont bien évidemment nos idées.

Pôle étudiant et de recherche n°1 en Europe avec ses 700 000 étudiants, notre région compte un volume d’investissements et de talents en R&D (chercheurs, professeurs, ingénieurs, techniciens) deux fois plus élevé que dans n’importe quelle autre région européenne. Et avec plus de 50 000 publications annuelles dans des revues internationales, nous sommes à la pointe de l’innovation et des idées de demain.

Notre créativité a su s’affranchir des cloisons et, du Bourget à Saclay, nos clusters et pôles de compétitivité s’ouvrent à la coopération entre secteurs. Nos acteurs publics jouent depuis longtemps leur rôle, convaincus de l’impact de la recherche sur l’attractivité du territoire, son développement économique et son rayonnement.

Profitons de la diversité de nos activités

L’une des spécificités de notre région est justement de ne pas être spécialisée. Rendez-vous compte, on y dénombre plus d’un million d’entreprises !

Une fois de plus, le capital humain fait la différence. Notre région est le plus grand réservoir de talents du continent : 6 millions de professionnels, dont 27% de cadres et managers hautement qualifiés. Des énergies et des talents qui ont su dépasser les traditionnels points forts industriels du territoire : aérospatiale, énergie, automobile, luxe… Désormais, nos secteurs d’excellence comprennent les biotechnologies, les nanotechnologies, les télécommunications, l’animation 3D ou encore les activités financières.

Autant d’activités industrielles, commerciales ou de services que nous soutenons dans la réalisation de leur potentiel : accès au crédit, gestion des transactions, accès aux marchés, open-innovation à leurs côtés… Et lorsqu’il s’agit de rassembler et de fédérer ces énergies, notre territoire n’est pas en reste. Premier centre d’exposition et second centre de congrès d’Europe, il sait également être la vitrine de notre savoir-faire.

Continuons à accroître notre compétitivité

Cessons de jalouser l’étranger et rendons-nous bien compte de l’or que nous avons entre les mains ! Dans le monde occidental, l’Île-de-France compte le plus grand nombre de sièges des entreprises du top 500 mondial : nous devançons New York, Londres ou encore San Francisco.

Comment cela est-ce possible ? Grâce à notre compétitivité hors pair, puisque nous sommes uniquement devancés en la matière par le Luxembourg et la région de Bruxelles-Capitale. Une compétitivité que l’on doit au dynamisme de l’activité, mais aussi par la modération des coûts d’installation pour les entreprises : foncier, transport, travail, énergie.

Résultat ? Nous sommes la seconde région attirant le plus d’investissements étrangers dans le monde. Dans l’Europe post-Brexit, notre région a tous les atouts pour jouer son rôle  de moteur européen. Et les grandes échéances à venir, du Grand Paris aux Jeux Olympiques, ne manqueront pas de renforcer cette position.

 

Et si l’Île-de-France devenait l’Île-d’Europe ? Vous me pardonnerez bien cet excès d’enthousiasme, mais… est-ce vraiment une pensée si saugrenue ?

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